Aller au contenu

Directory Spider

Annuaire

Actualité immobilière : les tendances du marché et les conseils à suivre cette semaine

Agent immobilière professionnelle tenant des fiches de biens devant un immeuble moderne en ville

Un acheteur qui boucle son dossier de prêt en octobre découvre, quelques semaines plus tard, que le taux proposé a grimpé de plusieurs dixièmes de point. Le financement passe, mais le coût total du crédit change la donne sur vingt ans.

Cette situation, de plus en plus fréquente cet automne, illustre un tournant dans le marché immobilier français : la fenêtre de taux bas se referme, et chaque semaine compte pour celles et ceux qui montent un projet d’achat ou de vente.

Crédit immobilier : la barre des 4 % sur 20 ans change le calcul

CAFPI constate une hausse progressive de ses taux moyens négociés en septembre et anticipe une poursuite du mouvement d’ici la fin de l’année. Pour un emprunteur qui finance 250 000 euros, la différence entre un taux à 3,5 % et un taux à 4 % représente plusieurs milliers d’euros d’intérêts cumulés.

Le taux d’usure, ce plafond légal au-delà duquel une banque ne peut pas prêter, intègre l’assurance emprunteur et certains frais annexes. C’est là que le calcul se complique.

Un dossier peut donc être refusé non pas parce que le taux du prêt dépasse le seuil, mais parce que le coût global, assurance comprise, fait exploser le plafond. Les emprunteurs de plus de 40 ans, dont les primes d’assurance sont mécaniquement plus élevées, sont les premiers touchés, comme le souligne Sud Ouest.

Avant de visiter un bien, on a intérêt à faire chiffrer sa capacité d’emprunt réelle en intégrant le coût de l’assurance. Déléguer l’assurance emprunteur à un autre organisme que la banque prêteuse reste un levier pour retrouver de la marge sous le seuil d’usure. Suivre les actus de Mon Hebdo Immo permet de repérer ces évolutions de taux semaine après semaine.

Couple consultant un plan d'appartement lors d'une visite immobilière dans un logement vide

Marché locatif en tension : préparer son dossier avant même de chercher

La pénurie de logements à louer ne faiblit pas. Le patron d’Orpi, cité par Capital, explique que louer n’est plus rentable pour de nombreux bailleurs, ce qui pousse des logements hors du marché locatif. Résultat : dans les grandes agglomérations, la concurrence entre locataires s’intensifie à chaque nouvelle annonce.

Sur le terrain, cela signifie qu’un candidat qui se présente avec un dossier incomplet perd la course avant même la visite. Voici ce qu’on recommande de préparer avant de lancer les recherches :

  • Un dossier numérique complet (trois derniers bulletins de salaire, avis d’imposition, pièce d’identité, justificatif de domicile) prêt à envoyer dans l’heure suivant la parution d’une annonce.
  • Une attestation de garant physique ou un dossier Visale activé, car les propriétaires privilégient les profils sécurisés dès le premier tri.
  • Une lettre de motivation courte qui précise la situation professionnelle et la durée envisagée de location, pour rassurer un bailleur qui craint la vacance ou les impayés.

Côté bailleur, la notice obligatoire des contrats de location a été mise à jour. Meilleurtaux rappelle que cette version révisée précise les règles de décence énergétique et les échéances liées au DPE. Pas de nouvelle interdiction, mais un rappel des obligations existantes qui peut surprendre un propriétaire qui n’a pas relu son bail type depuis plusieurs années.

Prix immobiliers en France : des signaux contradictoires selon les villes

L’offre de logements neufs reste insuffisante dans les zones tendues, ce qui maintient les prix à des niveaux élevés malgré le ralentissement des transactions.

Dans les villes moyennes, la dynamique diffère. Les prix ont connu des ajustements à la baisse plus marqués, portés par un stock de biens en vente qui s’allonge. Pour un acheteur, cela ouvre une fenêtre de négociation qui n’existait pas il y a deux ans. Pour un vendeur, la tentation de maintenir un prix élevé se heurte à des délais de vente qui s’allongent.

Négocier le prix d’achat : un levier redevenu accessible

Dans ce contexte, la marge de négociation se situe souvent entre le prix affiché et le prix réel de vente. Les acquéreurs qui font une offre inférieure au prix demandé ont plus de chances qu’il y a un an de voir cette offre acceptée.

Le point de vigilance reste le financement. Négocier un prix à la baisse n’a d’intérêt que si le crédit suit. Avec des taux en hausse, le gain obtenu sur le prix peut être absorbé par le surcoût du prêt. On a donc intérêt à mener les deux calculs en parallèle : simulation de prêt actualisée d’un côté, offre de prix de l’autre.

Encadrement des loyers : le Sénat prolonge le dispositif de deux ans

Le Sénat a voté la prolongation de l’encadrement des loyers pour deux ans. Cette mesure concerne les zones où le dispositif était déjà en place (Paris, Lyon, Lille, Montpellier, Bordeaux et d’autres agglomérations). Pour les locataires en place, cela signifie que les plafonds de loyer continueront de s’appliquer lors des renouvellements de bail.

Pour les investisseurs, la prolongation modifie le calcul de rentabilité locative dans ces zones. Un bailleur qui envisage de remettre un bien en location doit intégrer ce plafond dans son prévisionnel de revenus. La tentation de basculer vers la location meublée touristique, moins encadrée dans certaines villes, reste forte, mais les réglementations locales se durcissent aussi sur ce segment.

  • Vérifier si la commune du bien est soumise à l’encadrement des loyers avant de fixer un montant.
  • Comparer le loyer de référence majoré avec le loyer envisagé pour éviter un contentieux avec le locataire.
  • Anticiper l’impact du DPE sur la possibilité de louer : un logement classé G ne pourra bientôt plus être mis en location.

La combinaison d’une hausse des taux de crédit, d’une tension locative persistante et d’un encadrement des loyers prolongé dessine un marché où chaque décision demande un chiffrage précis. Attendre que les conditions s’améliorent d’elles-mêmes est un pari que le calendrier réglementaire et financier rend de moins en moins tenable.

Actualité immobilière : les tendances du marché et les conseils à suivre cette semaine